La chute d'Icare - Henri Matisse
LA VÉRITÉ, TOUTE LA VÉRITÉ sur la mort du JUGE BORREL
Bernard Borrel
Association loi 1901 "Comité de soutien à Madame Elisabeth Borrel - Pour la vérité sur l'assassinat du juge Bernard Borrel"
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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2015 : jeudi 30 avril à 18 h 30
 
   
 
Synthèse de l’action accomplie depuis la création du comité
 
     
Assemblée Générale - 19 octobre 2013
Inauguration de la plaque commémorative - 20 octobre 2012
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Un hommage civil L'Eveil - 24 10 2012
Rendre hommage à mon mari Le Pays d'Auge - 19 10 2012
Une plaque dévoilée Le Pays d'Auge - 23 10 2012
Un petit pas vers la vérité Ouest-France 21 10 2012
Bernard Borrel, un être lumineux
Encadrer la Raison d'Etat
 
 
     
Communiqué - 21 décembre 2011

Le Comité de soutien à Elisabeth Borrel se félicite qu’un élément nouveau vienne actuellement relancer la procédure judiciaire en cours sur l’assassinat maquillé en suicide de son mari Bernard Borrel, magistrat en poste à Djibouti, en octobre 1995.

En effet un témoin, un militaire appelé volontaire, en poste à Djibouti au moment des faits, entendu par la juge d’instruction en juillet 2011, confirme non seulement qu’il y a bien eu assassinat mais que les autorités militaires françaises basées à Djibouti, savaient dès le départ par l’écoute des transmissions des autorités djiboutiennes qu’il s’agissait d’un assassinat.

Le Comité de soutien rappelle le long combat, courageux et tenace, de madame Borrel et de ses avocats, maître Morice et maître de Caunes pour connaître les commanditaires et les exécuteurs de cet assassinat d’un magistrat français au service de la France à Djibouti.

Le Comité de soutien s’interroge sur les limites démocratiques du secret défense au nom de la raison d’Etat qui sert à entraver la recherche de la vérité dans des affaires criminelles. En effet la déclassification des documents classés secret-défense de 1994 à 1997, réclamée jusqu’ici en vain par Elisabeth Borrel et par ses avocats, permettrait sans aucun doute de progresser dans la recherche de la vérité dans cette affaire qui implique l’Etat français et l’Etat djiboutien. Le chef de l'Etat avait assuré en 2007 à Elisabeth Borrel que le secret-défense serait levé. Or rien n'a été fait.

   
 

L'Eveil de Lisieux-Côte
- 24/11/10


Le Pays d'Auge - 23/11/10

Ouest-France - 21/11/10
 
     
COMMUNIQUE DE PRESSE DU COMITE DE SOUTIEN A MADAME BORREL

Le CONSEIL D'ETAT, plus haute juridiction administrative française, s'est prononcé le 28 décembre 2009 en faveur de Madame Borrel . Le Comité de Soutien à madame BORREL s'en réjouit.
Madame Borrel doit en effet faire face à des entraves régulières des autorités dans la conduite de l'instruction.
Dans une interview à l'hebdomadaire JEUNE AFRIQUE datant de 2007, Monsieur de BONNECORSE, alors responsable de la Cellule Afrique de l'Elysée déclarait : « Contrairement à ceux qui préjugent de l'assassinat de Bernard BORREL sur ordre des autorités djiboutiennes , je présume , moi, qu'il s'est suicidé. »
Pourtant le 19 Juin 2007, le Procureur de la République de Paris publiait un communiqué précisant que les éléments recueillis notamment depuis 2002 militaient en faveur d'un acte criminel.
Le 25 Juin 2007, Elisabeth BORREL portait plainte pour pressions sur la justice en raison des propos de Monsieur de Bonnecorse et se constituait partie civile. Le 2 Août 2007, le Procureur de la République de Paris estimait qu'il n'y avait pas de pression. Le juge d'instruction passait outre ces réquisitions et rendait une Ordonnance disant qu'il y avait lieu à enquêter; l'enquête est actuellement en cours.
Le 8 février 2008 la Garde des Sceaux de l'époque refusait de prendre en charge les frais de justice de Madame Borrel dans le cadre de cette plainte. En l'absence de réponse au recours gracieux exercé contre ce refus, Elisabeth BORREL saisissait le Conseil d'Etat qui vient de lui donner raison.
L'Etat est donc condamné à prendre en charge ses frais de justice dans ce nouveau dossier. Le Conseil d'Etat rappelle que les deux conditions nécessaires à cette prise en charge sont réunies, et confirme ainsi au passage que Monsieur Borrel est décédé dans l'exercice de ses fonctions ou du fait de ses fonctions.
S'agissant d'une décision de principe, le Conseil d'Etat a décidé qu'elle devait être publiée au recueil des décisions administratives Lebon.
Justice est donc rendue sur ce point à Madame Borrel. Le comité l'assure de son soutien dans son combat pour connaître la vérité sur les motifs et les auteurs de l'assassinat de son mari en mission à Djibouti en 1995.

A Lisieux le 12 février 2010

 

Le mercredi 18 mars 2009, Madame Borrel a tenu une conférence de presse dans les bureaux de ses avocats à Paris.
Suite à la saisie par deux juges -Fabienne Pous et Michèle Ganascia- d'un dossier de 150 pages concernant l'affaire du juge Borrel à l'ex-cellule Afrique de l'Elysée le 6 août 2008, madame Borrel demande une réouverture de l'enquête et porte plainte pour "pression sur la justice".
Elle déclare: "Nous avons maintenant des preuves écrites sur le fait que l'Elysée de l'époque était systématiquement avisée de ce qui se passait dans le dossier criminel de mon mari, mais également des interventions directes de l'Elysée dans ce dossier."
Il y a donc eu ingérence et pression du pouvoir exécutif sur le pouvoir judiciaire avec la complicité de hauts magistrats encore en fonction. Madame Borrel ajoute: "L'Etat français, à son plus haut niveau, a tout tenté sous la présidence de Jacques Chirac pour étouffer la recherche de la vérité".

C'est un élément nouveau très important dans l'instruction de cette affaire qui confirme, preuves écrites à l'appui, l'intervention de l'Elysée de l'époque dans le déroulement de la procédure judiciaire.
Bernard Borrel, magistrat français en mission à Djibouti au service de l'Etat français, avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995. La thèse du suicide, orchestrée par les autorités françaises et djiboutiennes, avait été battue en brèche par le travail des avocats et le travail d'investigation du journaliste Bernard Nicolas, soutenant madame Borrel dans son difficile combat pour découvrir la vérité sur la mort de son mari. Depuis juin 2007, cette thèse du suicide est officiellement écartée et celle de l'assassinat pleinement reconnue.

Il reste à la justice à trouver les motifs et les commanditaires de cet assassinat d'un magistrat au service de la France à l'étranger. Nous saluons ici à nouveau le courage et la ténacité de madame Borrel dans son long et difficile combat pour connaître toute la vérité sur la mort de son mari. Nous l'assurons de notre soutien fidèle en nous félicitant qu'un pas de plus vers la vérité ait été franchi.

Communiqués (mars 2009)
L'Eveil de Lisieux
25/03/09
L’Etat aurait fait pression dans « l’affaire du juge assassiné »
La veuve Borrel accuse l'Elysée

Elisabeth Borrel, veuve de Bernard Borrel, ancien procureur de la République à Lisieux, estime que l'Etat français a exercé des « pressions sur la justice ». La présidence Chirac est visée.
Elisabeth Borrel a tenu une conférence de presse à Paris mercredi 18 mars. Elle a dénoncé les« pressions sur la justice » qu'aurait exercées l'Etat français. Elisabeth Borrel a notamment déclaré : « Nous avons maintenant des preuves écrites sur le fait que l'Elysée de l'époque était systématiquement avisé de ce qui se passait dans le dossier criminel de mon mari, mais également des interventions directes de l'Elysée dans ce dossier. » Ces preuves seraient contenues dans un dossier de 150 pages saisi par les juges Fabienne Pous et Michèle Ganascia. Il y aurait donc eu ingérence, pression... « L'Etat français, à son plus haut niveau, a tout tenté sous la présidence de Jacques Chirac pour étouffer la recherche de la vérité », estime Elisabeth Borrel.

Pourquoi ? Par qui ?

La veuve de l'ancien procureur lexovien cherche à prouver depuis 1995 que son mari a été assassiné. L'Etat français avait très vite, trop vite, « avalisé » la thèse du suicide. On sait désormais, les juges l'ont reconnu, que Bernard Borrel a été assassiné. « La thèse du suicide, orchestrée par les autorités françaises et djiboutiennes, avait été battue en brèche par le travail des avocats et le travail d'investigation du journaliste Bernard Nicolas, soutenant madame Borrel dans son difficile combat pour découvrir la vérité sur la mort de son mari», rappellent André Lucas et Gilbert Rossé, co-présidents du comité de soutien à Elisabeth Borrel. Mais aujourd'hui, selon ces derniers, «il reste à la justice à trouver les motifs et les commanditaires de cet assassinat d'un magistrat au service de la France à l'étranger. » C'est une autre affaire, car ce commanditaire est certainement quelqu'un de très haut placé.

Serge Vélain

   
Assemblée Générale du 22 novembre 2008 en présence de Mme Borrel
"Ouest-France" 11/08
La veuve du juge Borrel cherche toujours la vérité

Elisabeth Borrel, l'épouse de l'ancien procureur de la République de Lisieux assassiné à Djibouti en 1995, était reçue par son comité de soutien lexovien, samedi matin, à l'espace Victor-Hugo. Elle a fait un point sur l'avancée d'un dossier complexe, avec des ramifications internationales. « Je ne sais toujours pas par qui et pourquoi mon mari a été assassiné », a-t-elle déclaré.
Elisabeth Borrel met en cause les autorités françaises et djiboutiennes qu'elle accuse de vouloir maquiller l'assassinat de son mari en suicide. À l'issue de la rencontre, les membres du comité de soutien ont observé une minute de silence devant le palais de justice, à la mémoire du juge disparu. Aucun élu ni magistrat lexovien n’étaient présents.

"Le Pays d'Auge" 25/11/08

SOCIETE - Elisabeth Borrel, veuve du juge Borrel, était à Lisieux samedi
Qui a tué le juge Borrel et pourquoi ?


Samedi matin, le comité de soutien à Elisabeth Borrel, veuve du juge retrouvé mort en 1995 à Djibouti, tenait son assemblée générale en présence de celle-ci.
« Ceux qui vivent sont ceux qui luttent». Une citation de Victor Hugo dans la bouche d'Elisabeth Borrel. Une femme qui n'a de cesse de se battre pour découvrir la vérité sur la mort de son mari, le juge Bernard Borrel, décédé en 1995 à Djibouti alors qu'il était conseiller technique auprès du ministre de la Justice. Un pays d'Afrique de l'Est stratégique puisqu'une base de l'armée française y est installée et compte près de 3000 soldats.
Samedi matin, Elisabeth Borrel était présente à l'assemblée générale du comité de soutien créé en 2006 à Lisieux. Ville où Bernard Borrel a exercé la fonction de procureur pendant six ans, de 1989 à 1995. Elle a tenu à faire le point sur les avancées de cette affaire complexe devant une cinquantaine de personnes. Les magistrats de Lisieux, invités, n'étaient pas présents dans l'assemblée, ni les élus.
Depuis 14 ans maintenant, entourée de ses conseils, Elisabeth Borrel tente de mettre à bas la thèse officielle du suicide et prouver l'assassinat de son mari pour des raisons d'État.
Si le dossier principal sur la mort de son époux est composé de documents classés secret défense, elle tente d'avancer dans sa quête de vérité grâce aux dossiers annexes. Pour l'heure, Elisabeth Borrel a gagné plusieurs batailles. Suite à son entretien avec Nicolas Sarkozy en juin 2007, elle a obtenu que le Parquet de Paris déclare dans un communiqué qu'il s'agit d'une affaire criminelle et non d'un suicide. « II faut se baser sur les documents consignés dans le dossier et non sur des rumeurs comme celle de la pédophilie supposée de mon mari... La piste à explorer aujourd'hui, c'est le trafic d'uranium enrichi » explique Elisabeth Borrel.
Une femme soulagée car au mois de juin, la cour internationale de justice a confirmé la décision de ne pas transmettre le dossier à la justice djiboutienne.
« Une décision qui n'a pas dû plaire à Jacques Chirac car c'est lui qui avait soumis cette idée aux autorités djiboutiennes. En tout cas, moi, je me considère comme victorieuse car le dossier reste en France et l'affaire ne sera donc pas étouffée ». Autre motif de satisfaction, la condamnation par contumace, en mars dernier, à des peines de prison ferme de l'actuel procureur de Djibouti et du chef des services secrets pour avoir fait pression sur deux témoins qui accusaient leur président, Ismail Omar Guelleh. Un chef d'État qu'Elisabeth Borrel considère comme étant l'un des commanditaires de l'assassinat présumé de son mari. La juge d'instruction en charge du dossier avait demandé à l'entendre comme témoin alors qu'il devait participer au sommet Afrique-France à Cannes, en février 2007. Le ministère français de la Justice avait précisé qu'en raison de son « immunité », celui-ci « ne pouvait être contraint de témoigner».
A ce jour, il reste encore les deux questions principales en suspens : qui a tué le juge Borrel et pourquoi ? « Je continue de me battre car j'aimerai arriver à faire condamner les auteurs de l'assassinat de mon mari, et quand je dis auteurs, je veux dire les bons auteurs, les commanditaires. Cela servirait l'honneur de notre république ».

Marie VERMEERSCH

Les membres du comité de soutien à Elisabeth Borrel se sont rendus devant le tribunal correctionnel de Lisieux, là où Bernard Borrel a exercéla fonction de procureur pendant 6 ans, pour lui rendre hommage en respectant une minute de silence.

"L'Eveil de Lisieux" 26/11/08
Hommage au "juge assassiné" en présence d'Elisabeth Borrel

Etablir l'unique vérité

Elisabeth Borrel, veuve de l'ancien magistrat lexovien tué à Djibouti en 1995, était à Lisieux samedi 22 novembre, entourée de son comité de soutien. Malgré le manque d'appui de l'Etat et de !a justice française, depuis dix ans, elle continue, pas à pas, son combat pour établir la vérité. Début janvier, de nouveaux éléments feront avancer le dossier.

Le 19 octobre 1995, Bernard Borrel est retrouvé mort à Djibouti, là où il exerçait après avoir été Procureur de la République à Lisieux durant six ans. Jusqu'en 2000, basée sur l'enquête de juges d'instruction marseillais et sur une reconstitution « contestable », la thèse officielle des Etats français et Djiboutiens est celle du suicide. Thèse jamais acceptée par Elisabeth Borrel. Confiée à un autre juge en 2000, l'affaire est relancée et la thèse du suicide écartée. Pour la justice française désorrmais, il a bien été assassiné. Pour qui ? Pourquoi ? Sa veuve entend établir une vérité « qu'on a toujours voulu annihiler ». « Pour la raison d'Etat et pour protéger l'ami de Jacques Chirac, Ismael Omar Guelleh, l'actuel président djiboutien, mêlé à divers trafics" selon elle. Des trafics que le juge Borrel traquait justement avant sa mort. Samedi, à Lisieux, avant la minute de silence observée devant le tribunal, elle a évoqué l'enquête et les échéances à venir. "Depuis deux ans explique-t-elle, les services secrets répandent des rumeurs de pédophilie. Le procureur djiboutien ira même jusqu'à faire témoigner des enfants de la rue. » Mais, « aucune preuve existe ! » A contrario, il existe des preuves de l'assassinat.
Avant 2000, des traces d'ADN retrouvées sur le corps permettent d'identifier trois personnes : un corse et deux terroristes réfugiés en Tunisie mais, la justice ne va pas au bout. Le livre « Un juge assassiné : une femme seule face à la raison d'Etat » du journaliste Bernard Nicolas puis l'arrivée de la juge d'instruction Sophie Clément, nommée en 2002, relancent l'enquête. Il y a des éléments : l'entente entre magistrats marseillais et le procureur général djiboutien, Djama Souleiman pour invalider l'assassinat et aussi la pression exercée à l'encontre du seul témoin Mohamed Saleh Alhoumekani.

Le secret défense sera-t-il levé ?


En poste dans la garde présidentielle djiboutienne, il « a entendu notamment Omar Guelleh préparer l'assassinat. » Désormais réfugié exilé en Belgique où il s'est confié, la France n'a jamais voulu l'accueillir ni l'entendre. En mars 2008, Jama Souleiman est condamné à 18 mois ferme avec mandat d'arrêt international pour subornation de témoin. Il est toujours en liberté. Quant aux suspects réfugiés en Tunisie, la juge espère toujours pouvoir l'entendre.
Outre cette procédure dont l'appel sera jugé en mars 2009, une autre a été lancée par la veuve du juge pour « les pressions exercées sur la justice. » Le 4 juin 2008, la cour internationale de La Haye a condamné la France « pour ne pas avoir motivé son refus de transmettre les pièces du dossier à la justice", en se retranchant derrière le secret défense. Ainsi, « le dossier n'a pu être enterré » précise-t-elle. «Pourquoi cette résistance et ce déni de l'Etat français ? Pourquoi tous ceux (journalistes, magistrats) qui se sont penchés sur le dossier ont été mis au placard ? » Des questions qui pourraient trouver des réponses en début d'année grâce au travail de « la courageuse juge Clément. » Pas à pas, dans ce long parcours du combattant, « ce sont encore les dossiers annexes qui font avancer la vérité » en attendant la sortie d'un film dans deux ans adapté du livre et surtout la levée du secret défense. Promesse faite par Nicolas Sarkozy en mai 2007. Kevin Pondaven



Après la minute de silence en mémoire de son mari, l'émotion était palpable dans le regard d'Elisabeth Borrel, avec André Lucas à ses côtés (coprésident du comité de soutien local)

Réponse de la municipalité de Lisieux au Comité de Soutien
"Ouest-France" 06/11/08
Un lieu à la mémoire du juge Borrel réclamé à Lisieux

A Lisieux, un comité de soutien s'est créé en février 2006, à l'appel d'Elisabeth Borrel, veuve de l'ancien juge retrouvé mort en 1995 à Djibouti, en Afrique. Bernard Borrel fut procureur de la République de Lisieux pendant 6 ans, entre 1989 et 1995. Pour honorer sa mémoire, le comité de soutien demande qu'un lieu reçoive son nom. « Lui dédier un lieu serait un moyen pour que les Lexoviens rendent hommage, en dehors de toute considération judiciaire et politique, à l'homme qu'ils ont connu et apprécié », justifie André Lucas, coprésident du groupe.
La requête a été plusieurs fois adressée à la municipalité, qui dit ne pas pouvoir y répondre favorablement, « l'affaire étant pendante devant la justice ». Le comité s'interroge : « Lors des perquisitions conduites dans le cadre de l'affaire, nous ne pouvions qu'accepter cet argumentaire. Aujourd'hui, c'est différent. Pourquoi ne pouvons-nous pas baptiser cette esplanade, alors que les élèves de l'École nationale de la Magistrature ont baptisé la promotion 2007 promotion Bernard Borrel

"Pays d'Auge" 07/11/08

SOCIETE - Malgré la demande du comité de soutien à la municipalité
Pas de lieu à la mémoire du juge Borrel


Depuis plusieurs mois, le comité de soutien à Madame Borrel réclame qu'un lieu public soit dédié à la mémoire du juge assassiné à Djibouti. En vain...
L'esplanade du jardin public située devant le tribunal de grande instance de Lisieux prendra-t-elle un jour le nom du juge Bernard Borrel ? Visiblement, on en est loin car les demandes abondant dans ce sens n'ont pour l'instant pas reçu d'écho favorable, au grand dam d'André Lucas : « le comité de soutien à Madame Borrel regrette que la municipalité de Lisieux n'ait pas permis à la population de rendre hommage à l'homme et au magistrat exceptionnel que fut Bernard Borrel, assassiné à Djibouti le 19octobre 1995 au service de la France ».

Suite aux requêtes du comité, la majorité municipale, par la voix de la première adjointe Dominique de Faccio, a expliqué que « l'affaire étant pendante devant la justice, la Ville de Lisieux, bien que très sensible à ce dossier, ne peut pour l'instant organiser une réception en hommage à Monsieur le Procureur Bernard Borrel ». Des propos qu'André Lucas ne comprend pas. « Même s'il s'agit d'une affaire sensible qui est "pendante devant la justice", le fait de dédier un lieu à la mémoire de Bernard Borrel semblait au comité de soutien un moyen pour que les Lexoviens rendent hommage, en dehors de toute considération judiciaire et politique, à l'homme qu'ils ont connu et apprécié quand il était Procureur de la République à Lisieux avant de partir à Djibouti». Malgré ce nouveau refus, le comité de soutien n'abdiquera pas et « espère que la position de la municipalité évoluera et qu'un jour la ville de Lisieux pourra honorer la mémoire d'un homme victime de son sens de l'honneur et du devoir ».
P.L.

Lettre ouverte au Maire de Lisieux - 16/09/08
"Pays d'Auge" 30/09/08
• SOCIETE - Réclamé par le comité
Le juge Borrel aura t-il un lieu dédié à sa mémoire ?


Depuis plusieurs mois, le comité de soutien à Madame Borrel réclame à la municipalité qu'un lieu public de Lisieux soit dédié au juge Bernard Borrel. Sans réponse, le comité a décidé de rendre public son dernier courrier. En voici le contenu : « Pour rendre hommage à Bernard Borrel, assassiné à Djibouti le 19 octobre 1995 dans l'exercice de ses fonctions, le comité de soutien à madame Borrel vous a proposé par courrier en date du 11 avril 2007 de dédier un lieu à sa mémoire, en l'occurrence l'esplanade devant le tribunal dans le jardin de l'évêché, car ce grand magistrat, unanimement apprécié pour ses qualités humaines et professionnelles, fut procureur de la République à Lisieux pendant 6 ans avant de partir en mission à Djibouti.
Sans réponse de votre part, nous avons renouvelé cette demande le 20 août 2007, en vain, puis auprès de la nouvelle municipalité le 3 avril 2008. Nous nous étonnons de n'avoir reçu à ce jour aucune réponse. Nous souhaiterions vivement obtenir de votre part une réponse claire à notre demande.
Il nous semble en effet que cet hommage des Lexoviens à ce grand-magistrat serait la moindre des choses et le moyen de perpétuer sa mémoire auprès de nos concitoyens, comme l'a fait par exemple la commune de Tourgéville qui a dénommé la promenade de la mer Delamare, du nom d'un ambassadeur de France assassiné au Liban. »

"Ouest-France" 29/09/08

Le comité Borrel demande toujours une "place"

Pour rendre hommage à Bernard Borrel, assassiné à Djibouti le 19 octobre 1995 dans l'exercice de ses fonctions, le comité de soutien à Mme Borrel avait demandé en avril 2007 de dédier un lieu à sa mémoire, en l'occurrence l'esplanade devant le tribunal, dans le jardin de l'évêché. « Ce magistrat, unanimement apprécié pour ses qualités humaines et professionnelles et qui fut procureur de la République à Lisieux pendant six ans, avant de partir en mission à Djibouti mérite bien une place, défend André Lucas, président du comité Borrel. Nous avons relancé plusieurs fois la municipalité, en vain. Nous nous étonnons de n'avoir reçu à ce jour aucune réponse. Car il nous semble que cet hommage des Lexoviens à cet homme serait la moindre des choses pour perpétuer sa mémoire, comme à Tourgéville, où la promenade de la mer, par exemple, a été baptisée « Delamare », du nom d'un ambassadeur de France assassiné au Liban. »

"L'Eveil de Lisieux" 01/10/08

Noms de rues
Borrel... dans l'impasse

Le comité de soutien à Mme Borrel, veuve de l'ancien Procureur de la République lexovien assassiné le 1" octobre 1995 à Djibouti, s'impatiente. Leur demande de dédier un lieu à sa mémoire en l'occurrence l'esplanade devant le tribunal dans le jardin de l'évêché, date du 11 avril 2007 (date du premier courrier officiel envoyé au maire). "Or depuis, plus rien", constate André Lucas, co-président de ce comité.
Le comité a adressé un nouveau courrier au maire le 15 septembre dernier. André Lucas y relève que "sans réponse de votre part, (NDLR : depuis le 11 avril 2007) nous avons renouvelé cette demande le 20 août 2007, en vain, puis auprès de la nouvelle municipalité le 3 avril 2008. Nous nous étonnons de n'avoir reçu à ce jour aucune réponse. Nous souhaiterions vivement obtenir de votre part une réponse claire à notre demande." Pour le comité, "il nous semble en effet que cet hommage des Lexoviens à ce grand magistrat serait la moindre des choses et le moyen de perpétuer sa mémoire auprès de nos concitoyens, comme l'a fait par exemple la commune de Tourgéville qui a dénommé la promenade de la mer Delamare, du nom d'un ambassadeur de France assassiné au Liban".
Mais pour la municipalité, cela ne semble pas aller de soi. Car l'affaire Borrel... est une affaire d'État.

Communiqué de presse - 10 mars 2008
Affaire BORREL. Nouvel épisode.

C'est jeudi prochain 13 mars à Versailles que sera jugée la subornation de témoin dans laquelle sont impliqués deux fonctionnaires djiboutiens à l'encontre desquels des mandats d'arrêt européens ont été délivrés : Djama Souleiman Ali procureur de la République de Djibouti et Hassan Saïd Khaireh, chef des services secrets. Il s'agit de pressions exercées sur Mohamed Saleh Aloumekani alors n°2 de la garde présidentielle, exilé à Bruxelles, qui avait déclaré lors de son audition par la juge Sophie Clément, avoir été témoin, le 19 octobre 1995 dans les jardins du palais présidentiel, quelques heures après la mort du juge Bernard Borrel, d'une conversation mettant en cause le pouvoir djiboutien - Ismaël Omar Guelleh à l'époque chef de cabinet de la présidence de Djibouti et devenu depuis président de la République était présent ainsi que Hassan Saïd Khaireh - et le témoin a rapporté cette phrase qui semble dénuée d'ambiguïtés : "Le juge fouineur est mort, il n'y a plus de traces".

Il sera difficile de nier ces pressions pour lesquelles il y a des preuves et qui ont été publiques en octobre dernier et de plus, dans le cadre de ces pressions des membres de la famille de Mohamed Saleh Aloumekani ont été expulsés de Djibouti. La juge Sophie Clément n'a pas agi à la légère en délivrant les mandats d'arrêt. La Cour d'appel de Versailles, qui a demandé la comparution des deux personnes qui ont fait l'objet des mandats d'arrêt, n'agit pas non plus à la légère et il semble difficile que les faits eux-mêmes puissent être contestés. Vraisemblablement les deux fonctionnaires djiboutiens seront absents au procès. Madame BORREL y sera présente.

 
Assemblée Générale Statutaire et projection du film "Assassinat du juge Borrel : une affaire française", en présence du réalisateur, Bernard Nicolas et d'un témoin, Daniel Tonnot - Vendredi 23 novembre 2007
Daniel Tonnot est venu témoigner dans l'affaire Borrel L'Eveil de Lisieux - 28 novembre 2007
Des révélations sur un "suicide impossible" Le Pays d'Auge - 27 novembre 2007
 

Nouvelle mobilisation du Comité Borrel
Ouest-France - 2 juillet 2007

La vérité finira par éclater
L'Eveil de Lisieux-Côte - 4 juillet 2007

Bernard Nicolas : "Je ne lâcherai jamais ce dossier"
Le Pays d'Auge - 3 juillet 2007

Le combat pour la vérité se poursuit
Le Pays d'Auge - 3 juillet 2007

 
LETTRE OUVERTE à Mr le Ministre des Affaires Etrangères et Mr le Ministre de la Justice
Monsieur le ministre,

Au nom du Comité de Soutien à Madame Elisabeth Borrel, veuve de Bernard Borrel, magistrat français assassiné à Djibouti en 1995, nous avons l’honneur d’attirer votre attention sur la situation de Monsieur Christian Georges, ressortissant français, actuellement détenu par les autorités djiboutiennes
Craignant pour sa sécurité au motif essentiel qu'il détenait des informations sur les conditions de l'assassinat de B. Borrel, Monsieur Christian Georges a, en décembre 2006, décidé de fuir Djibouti et est parvenu au Yémen.
Là, le Consul de France lui avait, semble-t-il, donné des assurances pour un retour sur notre territoire national. A la demande des autorités de Djibouti, il a finalement été extradé vers ce pays où, injustement accusé d'espionnage, il est actuellement incarcéré.
Nous avons des raisons de craindre pour sa sécurité.
Nous vous serions très reconnaissants de nous faire connaître, et, à travers nous, de faire connaître au peuple français les démarches que vous avez menées auprès du Yémen en vue du retour vers la France de ce ressortissant français et les raisons pour lesquelles ces démarches n'ont pas abouti.
Nous vous demandons également quelles mesures concrètes sont actuellement prises pour veiller à la protection physique et psychologique de Monsieur Christian Georges. Celui-ci connaissant par ailleurs d'importants problèmes de santé, nous souhaitons être informés des soins qui lui sont prodigués et nous souhaitons que vous puissiez nous donner des garanties sur ce point.
Il est de l'intérêt supérieur de la justice française que Monsieur Christian Georges puisse témoigner sur les conditions de l'assassinat du juge Borrel. Nous souhaitons savoir quelles dispositions votre ministère a prises pour assurer dans les meilleurs délais le retour sur le territoire national de ce ressortissant français.
Nous vous remercions par avance des informations que vous nous apporterez sur ce dossier et nous vous prions d'accepter, Monsieur le Ministre, nos salutations très respectueuses.

 
Communiqué de presse du COMITE DE SOUTIEN à Elisabeth. BORREL

Les remous suscités par la venue du président de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, à Cannes à l’occasion du sommet France-Afrique confirment à quel point l’assassinat du juge Borrel à Djibouti en 1995 est une affaire d’Etat sensible. Tout semble mis en œuvre, aussi bien par les autorités françaises que par les autorités djiboutiennes, pour empêcher la vérité d’être clairement établie. A cette occasion, le comité de soutien salue la ténacité courageuse de la juge d’instruction qui a demandé l’audition du président de la république de Djibouti, en vain.
Il soutient plus que jamais dans son combat pour la vérité et pour l’honneur de son mari Elisabeth Borrel, légitimement indignée de l’attitude du gouvernement français.
Enfin le comité de soutien s’étonne du silence et de la passivité des autorités françaises dans cette affaire. Alors que notre ministre des Affaires Etrangères avait assuré personnellement Madame Borrel de son appui en tant qu’ "homme d’état", il se révèle en ce moment particulièrement discret.
Au-delà de cette affaire, les citoyens français que nous sommes sont perplexes sur l’ambiguïté des relations que l’Etat français entretient avec certains dirigeants, en particulier africains, au nom d’intérêts dits supérieurs. Ils attendent autre chose des responsables politiques de la patrie des droits de l’homme et du citoyen.

 

 

E Borrel, B Nicolas et Me Morice
à Lisieux le 14 octobre 2006
pour la parution du livre
"Un juge assassiné",
à l'invitation
de notre Comité de Soutien.

FR3
Basse-Normandie
19/20
samedi 14 octobre

 

 

   

Interview d'Elisabeth Borrel
France Bleu Basse-Normandie 15/10/06

Interview de A.Lucas, Y.Roudy et E.Borrel
France Bleu Basse-Normandie 16/10/06

Interview de Bernard Nicolas
France Bleu Basse-Normandie 15/10/06
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